FACE AU PARADIS

 

 

de Nathalie Saugeon

 

 

 

Création au Théâtre Marigny - Salle Popesco

Fevrier 2010

 

 

Mise en scène Rachida Brakni

Avec Eric Cantona et Lorant Deutsch


 

2 personnages: 2 hommes

Deux hommes, travaillant dans un même supermarché se retrouvent, suite à une explosion ou un tremblement de terre, enfouis dans le sous-sol de leur entreprise. L'un est comptable, l'autre sert l'essence à la pompe. De classes sociales différentes, ils n'ont jamais eu l'occasion de se rencontrer. Cette catastrophe  donne à ces deux hommes, tous deux malades de ne pouvoir accomplir leurs rêves, l'occasion de faire connaissance, de connaître l'intime qui est en chacun d'eux au moment où l'un perd la vie et l'autre décide de la reconquérir.

 

EXTRAITS DE PRESSE

 

 

CANTO ET DEUTSCH, UN DUO D'ENFER

 

Canto au théâtre, c'est possible ? C'est non seulement possible, mais c'est bien.

.. La pièce de Nathalie Saugeon subtilement resserrée par Rachida Brakni est habile, sensible. Elle repose sur de vrais ressorts dramatiques, laisse la place au mystère et dresse deux beaux portraits complexes de spécimens humains.

FACE AU PARADIS est d'abord une réflexion sur la solitude., l'absence et le désir d'amour. ..

Lorant Deutsch joue pleinement avec son partenaire, l'épaule avec tendresse...

 

Philippe Chevilley - Les ECHOS

 

 


Théâtre

Face au paradis de Nathalie Saugeon

Emouvant duo dans les décombres
Paris, Théâtre Marigny, jusqu’au 8 mai 2010

Rachida Brakni a longtemps cherché une pièce qui permette à Eric Cantona son ex-footballeur de compagnon d’effectuer ses premiers pas sur une scène parisienne. L’ancienne pensionnaire de la Comédie-Française l’a finalement trouvée avec ce Face au paradis de Nathalie Saugeon. Ce texte pour deux personnages, loin d’être dénué de faiblesses et de dialogues parfois à la limite de l’indigence, se révèle toutefois un tremplin idéal pour jauger le talent très prometteur de l’ancienne gloire nationale du ballon rond, exilée en Angleterre pour le plus grand bonheur des supporters de Manchester United. Sur un terrain puis au cinéma, Eric Cantona avait pu manifester un certain sens de la théâtralité, entre faconde méridionale et gouaille provocatrice. Sur le plateau du Théâtre Marigny, il affiche, dès son entrée en scène, une exceptionnelle présence. Performance d’autant plus méritoire que le corps de l’ex-champion est quasi contraint à l’immobilité, dans un amas apocalyptique de gravats. Un supermarché vient de s’écrouler. Ils sont deux survivants. Max, costume cravate, employé dans les étages au service de la comptabilité. Lubin, « de l’essence », expression lapidaire et familière pour désigner le lutin bondissant et intarissable qui ce jour-là avait déserté sa guérite de pompiste. Pour son jour de congé, il s’en était venu conter fleurette à « la 14 », comprenez la jeune fille préposée à la caisse numéro 14… Les deux rescapés ne se voient pas. Seule une petite fente permet aux deux silhouettes de se distinguer, dans le décor stupéfiant de vérité créé par Jean-Marc Sthelé. Si l’un bouge, tout menace de s’effondrer sur l’autre…

A la volubilité de Lubin, qui jacasse sans fin pour tromper son angoisse et imaginer un scénario forcément heureux, répond l’économie de mots et de forces de Max, diminué par une blessure rendant aléatoires ses jours. Sans l’avoir voulu, Face au paradis renvoie au spectateur l’écho tragique du sort des sinistrés d’Haïti, conférant au texte une densité supplémentaire qu’il ne possédait peut-être pas au départ. Dans un spectacle qui repose avant tout sur la performance des acteurs, Lorant Deutsch et Eric Cantona composent un duo parfaitement complémentaire, dirigé avec finesse par Rachida Brakni. Maitrisant à la perfection le registre du ludion insaisissable, irritant autant qu’attachant, le premier offre son assurance et sa générosité à son partenaire débutant. Encore hésitant, parfois gauche dans sa gestuelle comme dans sa diction, Eric Cantona peut à loisir se glisser dans la voie que lui dessine son complice (lui aussi grand amateur de ballon rond…). La modestie dont il fait preuve dans son apprentissage sur scène et l’émotion qu’il dégage quasi instantanément sont deux beaux gages d’une carrière qui s’annonce fructueuse. Devenu comédien, le footballeur n’a pas oublié que les parcours à succès se construisent dans la durée…

Face au paradis de Nathalie Saugeon. Mise en scène : Rachida Brakni. Avec Eric Cantona et Lorant Deutsch. Assistante à la mise en scène : Annette Barthélémy ;Décor : Jean-Marc Sthelé ;Costumes : Arielle Chanty-Stevenet ;Lumières : Katelle Djian ;Musiques : Sylvain Jacques. Théâtre Marigny, Paris 8e, jusqu’au 8 mai. Du mardi au samedi à 21 heures, matinée samedi à 17 h . Loc : 0 892 222 333 et www.theatremarigny.fr. Prix des places : 45, 35 et 25 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

’au 8 mai. Du mardi au samedi à 21 heures, matinée samedi à 17 h . Loc : 0 892 222 333 et www.theatremarigny.fr. Prix des places : 45, 35 et 25 €

 

Nathalie Saugeon’s play is perfectly directed by Rachida Brakni ; it is clever, witty, sensitive and truly theatrical. She leaves space for mystery and outlines humanity in all its complex forms through both her characters. FACING HEAVEN is foremost a reflection on solitude, the absence and longing for love.

Nathalie Simon, LE FIGARO

Cantona ? The Manchester United football star acting in a play ? Admitedly the man is charismatic and Ken Loach did center one of his latest films LOOKING FOR ERIC on him but theatre ? Yes, indeed. Eric Cantona has that magical gift which makes him shine as much on stage as on a football pitch. He is bulky, imposing, touching, tragic. In short, a wonderful piece of acting.

The dialogue is swift, at times funny, at others touching and filled with regret.

Philippe Chevilley, LES ECHOS

 

Rachida Brakni, former member of the Comédie Française, had been looking for ages for a play giving her the opportunity of directing her husband, Eric Cantona. She made no mistake in going for FACING HEAVEN by Nathalie Saugeon which largely provides Cantona with the tool needed to shine on stage as brightly as on the sports ground. True, during his football glory he was shown to be very theatrical with his pronounced southern accent and provocation and so maybe it is no surprise to see him in this light.

The set is fantastically realistic allowing a mere slit in the wall for them to distiguish each other. Both characters contrasts vividly as Lubin never ceases talking while Max counts his words which he uses sparingly and grudgingly. Life has shown him to be careful and not to open up least of all with someone he’s never met before.

The actors make up a wonderful team complementing each other. Cantona’s modesty in his first steps on stage along with the emotion he provokes make it obvious that a future career in theatre is highly likely.

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