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L'AFFAIRE
DUSSAERT
de Jacques
MOUGENOT
DVD disponible
ici

1 personnage : 1 homme
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C’est
un spectacle-conférence sur le peintre contemporain Philippe Dussaert, dont le parcours
artistique a fait beaucoup parler de lui lors de la fameuse
" Affaire Dussaert ".
Le
conférencier nous présente les toiles du peintre, quelques catalogues
de ses expositions,
et nous commente les critiques artistiques parues alors.
On
découvre un nouveau concept d’art : "L’Après".
La première toile
en effet, s'intitule Après la Joconde et représente le
tableau de la Joconde…sans la Joconde ! Puis vient
Après le Radeau de la Méduse,
un radeau sans ses occupants… Jusqu’à
la création suprême : Après Tout : exposition unique
dans une salle unique où est exposé ... le rien.
Le
conférencier en vient alors à l'Affaire Dussaert proprement
dite : à la mort de l’artiste,
une vente aux enchères est organisée où est mis en vente le
fameux " Après Tout ". C’est le MOMA de New
York qui emporte le marché pour 8 millions de francs, mais l’Etat
Français préempte l'oeuvre et l’acquiert pour
cette somme énorme. Une enquête de la Cour des Comptes est
alors engagée et une commission chargée de statuer : le
"rien" peut-il ou non être considéré comme une œuvre d’art
?
Pendant
l’enquête, coup de tonnerre : un artiste belge accuse
Philippe Dussaert de plagiat, lui-même ayant déposé quatre jours
avant la création d’Après Tout, un roman portant le
titre Ex Nihilo, le dépôt étant constitué d'une grande enveloppe…
vide, son roman étant sensé représenter la quintessence du roman, c’est à dire rien.
Les
titres n’étant pas protégés, contrairement aux œuvres, la justice
accorde le plagiat et la commission n’a donc plus à statuer. Ce
qui arrange tout le monde, car ni les philosophes, ni les experts ne
parvenaient à trancher pour décider si le "rien"
pouvait ou non être déclaré comme œuvre d’art.
La
Guerre du Golfe éclate et l’affaire passe totalement inaperçue.
Sauf pour le conférencier qui, ayant eut vent de ce scandale
rassemblera toutes les informations touchant à cette histoire avec l’aide d’une mécène entichée de Dussaert.
La
conférence est
brillante d’inventivité. Elle nous engage à nous interroger sur l’art.
Le thème essentiel étant :
mensonge ou réalité ?
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Pariscope
Semaine du 25 au 31 janvier 2006
Comment ça ? Vous ne connaissez pas Dussaert ! ! !
C’est une sacrée lacune. Ce grand artiste contemporain, dont les
œuvres ont marqué son époque, n’a pu vous échapper. Il a connu
son heure de gloire dès sa première exposition : " D’après… ",
dont la toile la plus célèbre demeure " Après la
Joconde ". Mais il défraya la chronique avec sa deuxième
et ultime exposition, qui fit parler le tout Paris et essentiellement
le tout bien-pensant des arts. Comme tout cela se passait pendant la
guerre du Golfe, les médias, ayant d’autres os à ronger,
passèrent un peu vite sur cet événement majeur. Jacques Mougenot
donne un exposé clair et précis sur tout cela, ravivant notre
mémoire défaillante. C’est passionnant, fort pertinent et plein d’esprit
et d’humour. Finalement l’art moderne est-il un canular ou est-ce
le spectacle qui en est un ?
A ne pas manquer.
Marie-Céline Nivière

FRANCE CULTURE 93.5 Mhz
" L’esprit public "
dimanche 22 janvier 2006
[…] souvent on dit que les procès
sont théâtraux ou cinématographiques, mais là l’enquête, je
dirais l’instruction, que Jacques Mougenot mène autour de cette
affaire Dussaert, et la manière dont il la raconte, la manière dont
il l’illustre aussi avec quelques unes des œuvres du peintre, a
quelque chose qui est proprement hitchcockien, avec, de
surcroît, une succession de rebondissements qui fait que, de trompe-l’œil
en trompe-l’œil, on finit par arriver à une vérité qui est faite
de surprises ; et pour tous ceux qui pensent que le théâtre, c’est
beaucoup de surprises et aussi, c’est l’endroit où le plaisir de
l’acteur et de voir un acteur est porté à son comble, je
recommande vraiment d’aller au petit théâtre Hébertot pour voir
" l’affaire Dussaert " de et par Jacques
Mougenot.
Philippe Meyer
  
L’affaire Dussaert
Monologue de et par Jacques Mougenot
Que vous soyez néophyte, amateur éclairé ou
passionné d'art, ce spectacle est fait pour vous ! En effet, Jacques
Mougenot, l'œil malicieux et la prose allègre, se propose de nous
relater, avec force documentation et humour, un des épisodes les plus
retentissants de l'histoire de l'art dit "contemporain" :
l'affaire Dussaert.
Du nom du peintre Philippe Dussaert, initiateur du
mouvement vacuiste dans les années 80, cette affaire éclata en 1991,
quelques années après sa mort, lors de la mise en vente, et surtout
l'achat par les musées nationaux français, de sa dernière œuvre […]
qui avait déjà soulevé une forte polémique lors de son exposition
quelques années auparavant.
Mais j'en est déjà trop révélé et mieux vaut
en rester là afin de ne pas déflorer le sujet et laisser au futur
spectateur non seulement le plaisir de découvrir cette histoire
savoureuse mais aussi le soin de se faire une opinion après une
salutaire réflexion sur la notion d'œuvre d'art.
Cela étant, force est de reconnaître que Jacques
Mougenot réussit là un tour de force particulièrement remarquable
puisqu'il parvient à nous présenter sous forme satirique, une
conférence étonnamment didactique synthétisant les résultats de la
très sérieuse enquête d'investigation qu'il a menée, tel un
Rouletabille moderne, et qui dépasse le cadre de la simple
"affaire Dussaert", pour s'ouvrir sur une très légitime
interrogation sur le petit microcosme de l'art.
Impertinent, drôle, ironique et terriblement
intelligent, ce spectacle jubilatoire aborde des thèmes d'une
actualité récurrente qui ne laissera pas indifférent surtout ceux
qui y sont épinglés.
Car toute affable qu'elle soit la narration de
Jacques Mougenot est émaillée de remarques de bon sens et de bon
aloi qui déplairont sans doute à certains potentats à l'origine des
dogmes en matière artistique mais raviront le commun des mortels.
MM
Froggy’s delight

ENGLISH
VERSION
L'Affaire
Dussaert is
a one-actor - 1½ hour play/conference about the contemporary artist,
Philippe Dussaert.
It
is the story of his life illustrated by press cuttings of critics who
have loved or detested his work and the description of the famous
" affaire Dussaert " which, we are told, would have
made much noise had it not occurred during the Gulf war.
With
the help of visuals and catalogues he tells how the artist has invented
a new concept in art : après " after "… His
first work is APRES LA JOCONDE and shows the famous painting … without
the Joconde. His next work is APRES LE RADEAU DE LA MEDUSE, the raft but
empty etc. After a number of creations, his last is entitled APRES TOUT.
A one-off exhibition in which nothing is exhibited.
L’AFFAIRE
DUSSAERT takes place after the artist’s death during the sale of APRES
TOUT at an auction. The MOMA in New York decide to acquire the work at a
cost of 8 million francs when the French government intercept the sale
and acquire it themselves. In view of the amount, the French ministry of
finance put a commission together to evaluate the cost of nothing and
whether it can be considered a work of art or not. During the inquest, a
Belgian novelist accuses Philippe Dussaert of plagiary having himself
written a novel called EX NIHILO four years before APRES TOUT. The work
is registered legally in a large enveloppe containing nothing. His novel
is the quintessence of novels, in other words nothing.
In
spite of the actual works being registered, the titles are not and
justice is given to the novelist which relieves all parties envolved
thus avoiding countless discussions between philosophers and experts
about the reality of nothing.
Due
to the Gulf war the incident goes by almost unnoticed except by the
author who, with the help of a patron of the arts, researches all his
life to recount the story.
During
the entire speech, the public laughs, questions the meaning of art,
seems to recognize Philippe Dussaert’s work
Wonderfully
imaginative, it makes us question art and the main theme of the
play : truth or lies.
Das Publikum wohnt einem Vortrag über den
zeitgenössischen Maler Philippe Dussaert bei. Der Vortragende
beschreibt dessen künstlerischen Werdegang, zitiert Kritiken, die den
Maler entweder hoch loben oder verreißen und belegt seine Aussagen
mit Ausstellungskatalogen, Abhandlungen und Dias seiner Bilder.
Schließlich berichtet er über die Affäre Dussaert, die einen
Skandal allererster Güte hervorgerufen hätte, hätte sie sich nicht
gerade zur Zeit des Golf-Krieges zugetragen.
Philippe Dussaert war Konzeptmaler und schuf das
"Danach". Sein erstes Gemälde mit dem Titel "Nach der
Mona Lisa" stellte das berühmte Gemälde dar, sparte allerdings
die Mona Lisa aus. Mit einigen anderen bekannten Gemälden verfuhr er
genau so. Höhepunkt seines Schaffens war eine große
Einzelausstellung in Paris unter dem Namen "APRES TOUT".
Ausgestellt war - Nichts. Es waren nur die gut ausgeleuchteten leeren
Wände der Galerie zu besichtigen.
Aus dieser Ausstellung wurde eine Affäre, als nach
Dussaerts Tod das Museum of Modern Art dieses Werk für 8 Millionen
Francs kaufte. Der französische Staat reklamierte das Werk als
nationales Kulturerbe für sich und so verblieb es für diese enorme
Summe in Frankreich. Doch der Rechnungshof legte Einspruch ein, und es
wurde eine Kommission gebildet, die untersuchen sollte, ob "Das
Nichts" als Kunstwerk anzuerkennen sei.
Während dieser Untersuchung kam es zum Eklat: ein
belgischer Schriftsteller bezichtigte Dussaert des Plagiats, denn er
hatte vier Jahre vor "APRES TOUT" bei einem Notar einen
Roman mit dem Titel "EX NIHILO" schützen lassen, der nur in
einem riesigen leeren Umschlag bestand, denn sein Roman sei die
Quintessenz des Romans, nämlich nichts.
Ein Gericht gab dem belgischen Autor Recht.
Die Uraufführung des Monologs im Pariser Quartier
Latin wurde zu einem wahren Triumph des jungen französischen Autors,
der bisher nur als Schauspieler arbeitete.
Theater im Bauturm - Freies Schauspiel Köln
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