DIS A MA FILLE QUE JE PARS EN VOYAGE

 de

Denise CHALEM

Version anglaise disponible

Captation disponible sur le site de la COPAT ici

Molières 2005

Meilleure Comédienne (Christine Murillo)

Meilleur Spectacle de Création Française

 

 Création 


3 personnages : 3 femmes

Deux femmes, Dominique et Caroline partagent la même cellule. Deux femmes qui ne se seraient jamais rencontrées autrement. Leurs rapports passeront de l'indifférence à la violence pour finir par une amitié profonde. Pas une amitié démonstrative mais une amitié faite de pudeur et de non-dits. Dans ce genre de lieu, on ne laisse pas facilement aller, ni à parler de soi, ni à évoquer ce qu'on peut ressentir envers l'autre.

C'est pourquoi des pans entiers de la pièce se raconteront à travers le langage des corps. Il faut raconter le corps soumis, ses secrets, ses manies, ses obsessions. L'écriture sur la gestuelle sera donc aussi importante que celle des dialogues.

Paradoxalement tout cela n'exclut pas l'humour. L'humour derrière lequel elles se cachent pour survivre et pour supporter l'absurdité de certaines règles.

Dans l'univers carcéral le temps est un personnage important. Comment le tuer? Comment aussi donner l'idée de l'extérieur ? Du froid ? De la chaleur ? Des saisons et de la vie qui passe ?

Seule ouverture : une fenêtre qui laisse entrevoir un coin de ciel. C'est à travers cette fenêtre qu'il faudra traiter l'éclairage, passer de la lumière électrique de la journée à des nuits qui n'en finissent pas.

En prison, le silence n'existe pas. C'est pourquoi la partie sonore est un personnage à part entière. Des coups donnés contre un mur, des cris étouffés, des chants, des bruits de pas, de portes, de chariots, de clefs... Tout cela doit aider à comprendre que si elles sont deux en cellule, un monde grouille autour d'elles et vit. Il n'est pas question d'enfermer la pièce dans un cadre trop intimiste.

Avec ce lieu qui a ses lois, pour ne pas dire ses rites, j'ai envie de raconter la vie de ces deux femmes qui ressemblent à des milliers d'autres, de m'arrêter un moment avec elles, de partager leur courage quotidiennement mis à l'épreuve.

Denise Chalem

 

"Prodigieux (…) Denise Chalem nous conte une histoire poignante, sans jamais verser dans le mélodrame ni la démagogie. Caroline arrive en prison. Elle doit purger trois ans pour détournement de biens. Sa peur est palpable. Tout comme elle, on serait angoissé de se retrouver là. Sa compagne de cellule est une femme imposante, toute en brusquerie. Dominique, condamnée pour assassinat, se trouve mieux en tôle que dehors. (…)

M.-C. Nivière - Pariscope – 24-30/11/2004

"Rares sont les pièces comme celles-ci (…) qui satisfassent à ce point toutes les attentes. D'abord il y a ce texte tragiquement comique sur la violence de l'univers carcéral. Ensuite, la performance puissante de ces deux actrices (…)"

M.V. - L'Expressmag – 13/12/2004

"(…) On pourrait s'en désintéresser. On marche. Grâce à la force d'un texte à la fois économe et fort (...) une grande et belle rencontre théâtrale".

Annie Coppermann - Les Echos – 16/11/2004

"Denise Chalem dépeint avec pudeur la prison au féminin (…) C'est une grande pièce, tant Denise Chalem a ressenti et a fait toucher avec intelligence et cœur, ce qu'est, fondamentalement, la prison, et ce qu'est, essentiellement, la conscience humaine. Et cela sans parure de conception ou d'écriture. La grande tenue (…)"

Michel Cournot - Le Monde – 11/11/2004

"Bouleversant (…) Denise Chalem a écrit une pièce très forte. Jamais elle ne s'égare dans la sensiblerie ou le pathos. Jamais elle ne sombre dans le procès de l'univers carcéral. Tout est humanité, générosité, douleur. Cette acceptation forcée de la soumission et cette lumière entrevue grâce aux mots échangés comme des bouées… tout cela forme une œuvre bouleversante, portée par deux magnifiques actrices. (…) L'un des spectacles les plus intenses de la saison."

France Soir – 19/11/2004

"(…) Voilà une pièce dévastatrice à force de vérité comme on en voit peu. (…) Denise Chalem (…) a réussi là un petit miracle d'équilibre entre les rares mots prononcés et le terrible silence peuplé par le grincement des verrous et les hurlements diffus. Rien de malsain ni de complaisant, au demeurant. Ni voyeurisme, ni apitoiements. Aucun jugement non plus sur Dominique et Caroline. (…) Elles sont là, c'est tout, et nous ne sommes pas conviés à trancher de leur culpabilité ou de leur innocence : nous devenons une part d'elles-mêmes, un morceau palpitant d'humanité qui souffre et se débat pour exister dans dix mètres carrés. (…) On sort le souffle coupé".

Bernard Thomas - Le Canard Enchaîné – 24/11/2005

AUTRES EXTRAITS DE PRESSE

LE NOUVEL OBSERVATEUR – 02/12/04

Cellule nerveuse ". Denise Chalem a tous les dons. (…) Avec douceur, elle libère la parole enfermée ; avec dureté, elle fait sentir au spectateur l’effroi de l’incarcération. Christine Murillo est une époustouflante Dominique. (…) Aller simple, sans retour. Poignant. Jérôme Garcin

LE FIGARO

Grâce aux interprètes, tout s’embrase. Armelle Héliot

MARIANNE

Un engagement total. Dominique Jamet

LE JOURNAL DES SPECTACLES

La salle est mise KO. Marie-Laure Atinault

TELERAMA

Plongeant de plain-pied dans l’oppressant réalisme de la vie carcérale grâce à un décor " authentique " à souhait, Denise Chalem évite pourtant tous les clichés du genre. Elle évoque au contraire, avec une jolie pudeur, un dialogue d’une drastique simplicité, les secrets et les non-dits de ses deux personnages. Surtout la comédienne-auteur-metteur en scène réussit, de réplique en réplique, à mettre constamment en lumière et en valeur le travail d’acteur. Et son face à face avec la grande Christine Murillo, en bouleversante victime résignée, effrayée par sa libération prochaine, devient magnifique d’évidence, de détresse cachée. D’émotion partagée. F.P.

LE FIGARO MADAME

Une soirée indispensable. Anne Gillet.

PARIS MATCH

Dans cette production créée au Rond-Point à l’automne et reprise aujourd’hui dans le privé, il faut saluer la maîtrise et la précision de l’écriture de l’auteur, en même temps que la perfection des comédiennes. Ne les ratez pas. Hélène Kuttner

ELLE A PARIS

Dis à ma fille que je pars en voyage " est une pièce réaliste, intelligente, subtile, drôle. Les deux comédiennes sont bouleversantes. (…) Nous sommes tous condamnés à aller voir cette pièce sous peine de passer à côté d’une très bonne soirée.

PELERIN

Sur le thème de la vie carcérale au féminin, la pièce " Dis à ma fille que je pars en voyage " de Denise Chalem est un vibrant condensé de violence, d’humour et d’humanité. (…) Un texte d’une force inouïe, parfois cru et violent, qui joue sur le registre de l’humour et du drame. On en ressort la gorge serrée, heureux et bouleversé. France Lebreton

LA CROIX

Dis à ma fille que je pars en voyage " est un témoignage puissant sur le monde carcéral. (…) Les coups de poing au cœur de Denise Chalem. (…) Elle ne néglige pas l’humour pour autant, pour accéder à la vérité des relations humaines dans ce monde clos, entre sentiment d’abandon et sursaut vital. Le texte de la pièce sonne terriblement juste. (…) Les mots de Denise Chalem frappent, directs et précis. Brunot Bouvet

LE PARISIEN

Avec un réalisme cru, l’auteur de ce morceau de bravoure nous fait pénétrer au cœur de l’univers carcéral féminin. (…) On en sort bouleversé. Marie-Emmanuelle Galfré

L’EXPRESS ***

Créé l’an dernier au Rond-Point, repris cette année au théâtre de l’Œuvre, le spectacle affiche complet et dispense un bonheur contagieux, de la scène à la salle. Les raisons du succès ? Une histoire bien bâtie, des personnages forts et psychologiquement justes, un sens aigu de la situation et le goût de faire rire quand il y a à pleurer.

LE POINT

Dis à ma fille que je pars en voyage ". (…) Les mots, les silences atteignent une justesse à couper le souffle. (…) Formidable performance d’actrices. M.A.

LE JOURNAL DU DIMANCHE

Denise Chalem fait sauter les verrous. (…) Le spectateur est hypnotisé par une rencontre humaine qui jamais n’aurait pu avoir lieu au-dehors. Delphine de Malherbe

LA TRIBUNE

Avec " Dis à ma fille que je pars en voyage ", Denise Chalem signe une pièce pleine d’intelligence et offre à Christine Murillo le Molière de la meilleure actrice. (…) Il n’y a pas de chichi dans la proposition de jeu et de mise en scène de Denise Chalem. Mais de la sincérité, jusqu’au coup de théâtre final, au point où l’humour, la violence, les confidences comme les coups de gueule conduisent à une amitié qui paraît évidente. Jean Pierre Bourcier

L’ARCHE

Dominique – fabuleuse Christine Murillo – et Caroline – jouée par l’auteur, Denise Chalem, comédienne exceptionnelle – vivent au jour le jour dans ce lieu où le silence n’existe pas… K.W.

LA VIE

Interprétée à la perfection, la pièce de Denise Chalem, triste et drôle, émouvante et haletante, méritait récompenses. Le 9 mai, Christine Murillo a reçu le Molière de la meilleure comédienne, et le texte de Denise Chalem, celui de meilleure création française. Corinne Chabaud.

LE FIGARO ETUDIANT

Denise Chalem a écrit un texte tellement fort, juste et touchant qu’il bouleverse à chaque tableau. (…) Un voyage carcéral et social tellement émouvant que le public n’en sort pas indemne. LA pièce à ne pas rater ce mois-ci.

THEATRES

La réussite de la pièce tient justement à la justesse des dialogues et des silences, magnifiée par des comédiennes qui font peu à peu évoluer les oppositions de leurs personnages vers une bouleversante amitié. Dans le rôle de la surveillante impitoyable, Christine Guerdon fait des prodiges. Hélène Kuttner

FRANCE CATHOLIQUE

S’il fallait un plaidoyer pour une réforme du système pénitentiaire, " Dis à ma fille… " vaudrait plus que tous les rapports et discours sur le sujet. (…) Mais il ne faut pas croire que l’on affronte un désespoir continu, voire ennuyeux. Les moments d’humour, voir de rire franc, ne manquent pas. Certaines séquences sont des morceaux d’anthologie. Alain Solari

MARIE CLAIRE

(…) J’avais surtout envie de raconter une amitié " virile " avec des rapports vrais, durs, sans fausse pudeur. Avec drôlerie, émotion, humour et surtout sans pathos. " Mission accomplie.

METRO

Denise Chalem et Christine Murillo signent, de par leur jeu, une pièce exemplaire et bouleversante qui prouve que la création contemporaine a de l’avenir.

GENESE

Une magnifique pièce où l’humour se glisse constamment dans les situations les plus dramatiques. Quant à Christine Murillo et Denise Chalem, elles incarnent ces deux femmes d’une manière bouleversante. Inoubliable spectacle !

ACTUALITÉ JUIVE

Un texte magnifique, de simplicité, de lucidité et d’émotion… Michelle Levy Taïeb

PARIS BOUM BOUM

Coup de cœur ". Un spectacle aussi prenant que poignant. Caroline Fabre

LE NOUVEL OBSERVATEUR

Christine Murillo est bouleversante. Et drôle sans rien faire pour ça, son comique n’étant fait que de naturel. Jacques Nerson

WWW.THEATREONLINE.COM – 15/11/04

Denise Chalem réussit à montrer, sans apitoiement et avec une profonde humanité, qu’il est possible de concevoir un rapport plus direct et plus réel à l’autre dans la tolérance des différences. Mélanie Thibault

JDD

Deux personnages étonnamment vrais. Deux comédiennes magnifiques. Annie Chénieux

FIGARO MADAME

Auteur orfèvre. Caroline Rochmann

LA CHRONIQUE

Bouleversant. A.C.

LA GAZETTE DE MONACO

Se précipiter à l’Œuvre où Denise Chalem, auteur, metteur en scène, reprend " Dis à ma fille que je pars en voyage " (2 Molières), une pièce pudique, bouleversante.

JE PARIS

Deux femmes que tout oppose sont amenées à partager une cellule de prison. Tout autant que l’interprétation, le texte de Denise Chalem constitue une surprise de premier ordre. (…) Denise Chalem a écrit un texte surprenant (…) avec une plume trempée dans un humour toujours cinglant… Philippe Escalier

PETITES AFFICHES

Denise Chalem a beaucoup de talent. (…) Elle a reçu le prix Arletty pour l’ensemble de son œuvre dramatique. " Dis à ma fille que je pars en voyage " a été à un triple titre, nominée pour les Molières. Ces nominations couronnent ainsi le professionnalisme sans faille de l’auteur de la pièce, sa maîtrise de la mise en scène, nerveuse, délicate, c’est-à-dire adaptée au ton général de l’écriture et à l’intensité des situations et, femme orchestre, l’aisance de son jeu dans le rôle de Caroline. Les Molières ont ainsi récompensé la performance d’actrice de Christine Mutillo, ex-sociétaire de la Comédie française. Pour incarner Dominique, elle ose beaucoup, (…) c’est vraiment du grand art. François Ménager

GALA

Coup de cœur. (…) Avec sa mise en scène efficace servie par de brillantes actrices, cette pièce nous touche en plein cœur.

 L’ARCHE

Le texte et le spectacle sont exceptionnels. Ce magnifique travail d’auteur et de comédiennes a bouleversé et conquis le public. K.W.`

LE QUOTIDIEN DU MEDECIN

Un face à face magnifique. A.H.

MARIANNE

Très impressionnants décors de Chantal Thomas et éclairages de Gaëlle de Malgaive. (…) Un engagement total. D.J.

LE PARISIEN

Christine Murillo, magnifique de présence, de pétulance, de pittoresque et de naturel donne du poids à chacune de ses répliques. Elle est drôle, touchante et, par instants bouleversante. André Lafargue.

LE FIGARO MAGAZINE

Denise Chalem mérite les félicitations du jury. La grâce opère… Il y a beaucoup de cœur dans tout cela, beaucoup de talent, beaucoup de travail, un beau travail. Philippe Tesson

 A NOUS PARIS

Haute tension. " Dis à ma fille que je pars en voyage " ****. Denise Chalem, redoutable narratrice. (…) Des instants d’une vérité rare, d’une sincérité brute. Le public est comblé, ce n’est que justice.

AU THEATRE.COM

Avec vérité et énormément d’humour : il y a des moments de franche comédie ! Finalement, entre rires et larmes on ne voit pas le temps passer. Les comédiennes, remarquables, nous embarquent dans la peau de leur personnage et l’on en sort tout " secoué ". (…) A voir de toute urgence…

 


"WONDERFUL" Denise Chalem has written a poignant story neither melodramatic nor demagogical. Caroline is in prison … she's frightened and it shows. Her cell-mate is larger than life, terribly imposing and feels better behind bars than in front. Pariscope - M-C Nivière - 24-30/11/2004

"Plays such as this are rare … first there's the comically tragic text on prison life ... and then the powerful performance of both actresses …" L'Expressmag - M.V. - 13/12/2004

" … it works. Thanks to the strength of the text, direct and powerful … a wonderful piece of theatre". Les Echos - Annie Coppermann - 16/11/2004

"Denise Chalem describes the world of female prison with enormous sensitivity … a important play … she uses her intelligence and heart to show us what is, essentially, human conscience." Le Monde - Michel Cournot - 11/11/2004

"Denise Chalem writes with immense strength … we remain overcome by her humanity, generosity and suffering … one of the most intense plays of the season". France-Soir - 19/11/2004

"… devastating … a miraculous balance between meagre dialogue and terrible silence punctuated with distant sounds of locks being opened and muffled cries. Nothing sordid, no voyeurism … no judgement on the two characters … , we become part of them and all their suffering. One leaves the theatre breathless". Bernard Thomas - Le Canard Enchaîné - 24/11/2004