3 personnages : 3 femmes
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Deux femmes, Dominique et Caroline partagent la même cellule. Deux
femmes qui ne se seraient jamais rencontrées autrement. Leurs
rapports passeront de l'indifférence à la violence pour finir
par une amitié profonde. Pas une amitié démonstrative mais une
amitié faite de pudeur et de non-dits. Dans ce genre de lieu, on
ne laisse pas facilement aller, ni à parler de soi, ni à
évoquer ce qu'on peut ressentir envers l'autre.
C'est pourquoi des pans entiers de la pièce se raconteront à
travers le langage des corps. Il faut raconter le corps soumis,
ses secrets, ses manies, ses obsessions. L'écriture sur la
gestuelle sera donc aussi importante que celle des dialogues.
Paradoxalement tout cela n'exclut pas l'humour. L'humour
derrière lequel elles se cachent pour survivre et pour supporter
l'absurdité de certaines règles.
Dans l'univers carcéral le temps est un personnage important. Comment
le tuer? Comment aussi donner l'idée de l'extérieur ? Du froid ?
De la chaleur ? Des saisons et de la vie qui passe ?
Seule ouverture : une fenêtre qui laisse entrevoir un coin de
ciel. C'est à travers cette fenêtre qu'il faudra traiter
l'éclairage, passer de la lumière électrique de la journée à
des nuits qui n'en finissent pas.
En prison, le silence n'existe pas. C'est pourquoi la partie
sonore est un personnage à part entière. Des coups donnés
contre un mur, des cris étouffés, des chants, des bruits de pas,
de portes, de chariots, de clefs... Tout cela doit aider à
comprendre que si elles sont deux en cellule, un monde grouille autour
d'elles et vit. Il n'est pas question d'enfermer la pièce dans un
cadre trop intimiste.
Avec ce lieu qui a ses lois, pour ne pas dire ses rites, j'ai
envie de raconter la vie de ces deux femmes qui ressemblent à des
milliers d'autres, de m'arrêter un moment avec elles, de partager
leur courage quotidiennement mis à l'épreuve.
Denise Chalem
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"Prodigieux (…) Denise Chalem nous conte une
histoire poignante, sans jamais verser dans le mélodrame ni la
démagogie. Caroline arrive en prison. Elle doit purger trois ans pour
détournement de biens. Sa peur est palpable. Tout comme elle, on serait
angoissé de se retrouver là. Sa compagne de cellule est une femme
imposante, toute en brusquerie. Dominique, condamnée pour assassinat,
se trouve mieux en tôle que dehors. (…)
M.-C. Nivière - Pariscope – 24-30/11/2004
"Rares sont les pièces comme celles-ci (…)
qui satisfassent à ce point toutes les attentes. D'abord il y a ce
texte tragiquement comique sur la violence de l'univers carcéral.
Ensuite, la performance puissante de ces deux actrices (…)"
M.V. - L'Expressmag – 13/12/2004
"(…) On pourrait s'en désintéresser. On
marche. Grâce à la force d'un texte à la fois économe et fort (...)
une grande et belle rencontre théâtrale".
Annie Coppermann - Les Echos – 16/11/2004
"Denise Chalem dépeint avec pudeur la prison au
féminin (…) C'est une grande pièce, tant Denise Chalem a ressenti et
a fait toucher avec intelligence et cœur, ce qu'est, fondamentalement,
la prison, et ce qu'est, essentiellement, la conscience humaine. Et cela
sans parure de conception ou d'écriture. La grande tenue (…)"
Michel Cournot - Le Monde – 11/11/2004
"Bouleversant (…) Denise Chalem a écrit une
pièce très forte. Jamais elle ne s'égare dans la sensiblerie ou le
pathos. Jamais elle ne sombre dans le procès de l'univers carcéral.
Tout est humanité, générosité, douleur. Cette acceptation forcée de
la soumission et cette lumière entrevue grâce aux mots échangés
comme des bouées… tout cela forme une œuvre bouleversante, portée
par deux magnifiques actrices. (…) L'un des spectacles les plus
intenses de la saison."
France Soir – 19/11/2004
"(…) Voilà une pièce dévastatrice à force
de vérité comme on en voit peu. (…) Denise Chalem (…) a réussi
là un petit miracle d'équilibre entre les rares mots prononcés et le
terrible silence peuplé par le grincement des verrous et les hurlements
diffus. Rien de malsain ni de complaisant, au demeurant. Ni voyeurisme,
ni apitoiements. Aucun jugement non plus sur Dominique et Caroline. (…)
Elles sont là, c'est tout, et nous ne sommes pas conviés à trancher
de leur culpabilité ou de leur innocence : nous devenons une part
d'elles-mêmes, un morceau palpitant d'humanité qui souffre et se
débat pour exister dans dix mètres carrés. (…) On sort le souffle
coupé".
Bernard Thomas - Le Canard Enchaîné –
24/11/2005
AUTRES EXTRAITS DE PRESSE
LE NOUVEL OBSERVATEUR – 02/12/04
"
Cellule
nerveuse ". Denise Chalem a tous les dons. (…) Avec douceur, elle
libère la parole enfermée ; avec dureté, elle fait sentir au
spectateur l’effroi de l’incarcération. Christine Murillo est une
époustouflante Dominique. (…) Aller simple, sans retour. Poignant. Jérôme
Garcin
LE FIGARO
Grâce aux interprètes, tout s’embrase. Armelle
Héliot
MARIANNE
Un engagement total. Dominique Jamet
LE JOURNAL DES SPECTACLES
La salle est mise KO. Marie-Laure Atinault
TELERAMA
Plongeant de plain-pied dans l’oppressant réalisme de la vie carcérale
grâce à un décor " authentique " à souhait, Denise
Chalem évite pourtant tous les clichés du genre. Elle évoque au contraire,
avec une jolie pudeur, un dialogue d’une drastique simplicité, les secrets
et les non-dits de ses deux personnages. Surtout la comédienne-auteur-metteur
en scène réussit, de réplique en réplique, à mettre constamment en
lumière et en valeur le travail d’acteur. Et son face à face avec la
grande Christine Murillo, en bouleversante victime résignée, effrayée par
sa libération prochaine, devient magnifique d’évidence, de détresse
cachée. D’émotion partagée. F.P.
LE FIGARO MADAME
Une soirée indispensable. Anne Gillet.
PARIS MATCH
Dans cette production créée au Rond-Point à l’automne
et reprise aujourd’hui dans le privé, il faut saluer la maîtrise et la
précision de l’écriture de l’auteur, en même temps que la perfection
des comédiennes. Ne les ratez pas. Hélène Kuttner
ELLE A PARIS
"
Dis à ma
fille que je pars en voyage " est une pièce réaliste,
intelligente, subtile, drôle. Les deux comédiennes sont bouleversantes. (…)
Nous sommes tous condamnés à aller voir cette pièce sous peine de passer à
côté d’une très bonne soirée.
PELERIN
Sur le thème de la vie carcérale au féminin, la pièce
" Dis à ma fille que je pars en voyage " de Denise Chalem
est un vibrant condensé de violence, d’humour et d’humanité. (…) Un
texte d’une force inouïe, parfois cru et violent, qui joue sur le registre
de l’humour et du drame. On en ressort la gorge serrée, heureux et
bouleversé. France Lebreton
LA CROIX
"
Dis à ma
fille que je pars en voyage " est un témoignage puissant sur le
monde carcéral. (…) Les coups de poing au cœur de Denise Chalem. (…)
Elle ne néglige pas l’humour pour autant, pour accéder à la vérité des
relations humaines dans ce monde clos, entre sentiment d’abandon et sursaut
vital. Le texte de la pièce sonne terriblement juste. (…) Les mots de
Denise Chalem frappent, directs et précis. Brunot Bouvet
LE PARISIEN
Avec un réalisme cru, l’auteur de ce morceau de bravoure nous fait
pénétrer au cœur de l’univers carcéral féminin. (…) On en sort
bouleversé. Marie-Emmanuelle Galfré
L’EXPRESS
***
Créé l’an dernier au Rond-Point, repris cette année au
théâtre de l’Œuvre, le spectacle affiche complet et dispense un bonheur
contagieux, de la scène à la salle. Les raisons du succès ? Une
histoire bien bâtie, des personnages forts et psychologiquement justes, un
sens aigu de la situation et le goût de faire rire quand il y a à pleurer.
LE POINT
"
Dis à ma
fille que je pars en voyage ". (…) Les mots, les silences
atteignent une justesse à couper le souffle. (…) Formidable performance d’actrices.
M.A.
LE JOURNAL DU DIMANCHE
Denise Chalem fait sauter les verrous. (…) Le spectateur
est hypnotisé par une rencontre humaine qui jamais n’aurait pu avoir lieu
au-dehors. Delphine de Malherbe
LA TRIBUNE
Avec " Dis à ma fille que je pars en
voyage ", Denise Chalem signe une pièce pleine d’intelligence et
offre à Christine Murillo le Molière de la meilleure actrice. (…) Il n’y
a pas de chichi dans la proposition de jeu et de mise en scène de Denise
Chalem. Mais de la sincérité, jusqu’au coup de théâtre final, au point
où l’humour, la violence, les confidences comme les coups de gueule
conduisent à une amitié qui paraît évidente. Jean Pierre Bourcier
L’ARCHE
Dominique – fabuleuse Christine Murillo – et Caroline
– jouée par l’auteur, Denise Chalem, comédienne exceptionnelle –
vivent au jour le jour dans ce lieu où le silence n’existe pas… K.W.
LA VIE
Interprétée à la perfection, la pièce de Denise Chalem,
triste et drôle, émouvante et haletante, méritait récompenses. Le 9 mai,
Christine Murillo a reçu le Molière de la meilleure comédienne, et le texte
de Denise Chalem, celui de meilleure création française. Corinne Chabaud.
LE FIGARO ETUDIANT
Denise Chalem a écrit un texte tellement fort, juste et
touchant qu’il bouleverse à chaque tableau. (…) Un voyage carcéral et
social tellement émouvant que le public n’en sort pas indemne. LA pièce à
ne pas rater ce mois-ci.
THEATRES
La réussite de la pièce tient justement à la justesse
des dialogues et des silences, magnifiée par des comédiennes qui font peu à
peu évoluer les oppositions de leurs personnages vers une bouleversante
amitié. Dans le rôle de la surveillante impitoyable, Christine Guerdon fait
des prodiges. Hélène Kuttner
FRANCE CATHOLIQUE
S’il fallait un plaidoyer pour une réforme du système
pénitentiaire, " Dis à ma fille… " vaudrait plus que
tous les rapports et discours sur le sujet. (…) Mais il ne faut pas croire
que l’on affronte un désespoir continu, voire ennuyeux. Les moments d’humour,
voir de rire franc, ne manquent pas. Certaines séquences sont des morceaux d’anthologie.
Alain Solari
MARIE CLAIRE
"
(…) J’avais
surtout envie de raconter une amitié " virile " avec des
rapports vrais, durs, sans fausse pudeur. Avec drôlerie, émotion, humour et
surtout sans pathos. " Mission accomplie.
METRO
Denise Chalem et Christine Murillo signent, de par leur
jeu, une pièce exemplaire et bouleversante qui prouve que la création
contemporaine a de l’avenir.
GENESE
Une magnifique pièce où l’humour se glisse constamment
dans les situations les plus dramatiques. Quant à Christine Murillo et Denise
Chalem, elles incarnent ces deux femmes d’une manière bouleversante.
Inoubliable spectacle !
ACTUALITÉ JUIVE
Un texte magnifique, de simplicité, de lucidité et d’émotion… Michelle
Levy Taïeb
PARIS BOUM BOUM
"
Coup de cœur ".
Un spectacle aussi prenant que poignant. Caroline Fabre
L
E NOUVEL OBSERVATEUR
Christine Murillo est bouleversante. Et drôle sans rien
faire pour ça, son comique n’étant fait que de naturel. Jacques Nerson
WWW.THEATREONLINE.COM
– 15/11/04
Denise Chalem réussit à montrer, sans apitoiement et avec une profonde
humanité, qu’il est possible de concevoir un rapport plus direct et plus
réel à l’autre dans la tolérance des différences.
Mélanie Thibault
JDD
Deux personnages étonnamment vrais. Deux comédiennes magnifiques. Annie
Chénieux
FIGARO MADAME
Auteur orfèvre. Caroline Rochmann
LA CHRONIQUE
Bouleversant. A.C.
LA GAZETTE DE MONACO
Se précipiter à l’Œuvre où Denise Chalem, auteur,
metteur en scène, reprend " Dis à ma fille que je pars en
voyage " (2 Molières), une pièce pudique, bouleversante.
JE PARIS
Deux femmes que tout oppose sont amenées à partager une
cellule de prison. Tout autant que l’interprétation, le texte de Denise
Chalem constitue une surprise de premier ordre. (…) Denise Chalem a écrit
un texte surprenant (…) avec une plume trempée dans un humour toujours
cinglant… Philippe Escalier
PETITES AFFICHES
Denise Chalem a beaucoup de talent. (…) Elle a reçu le
prix Arletty pour l’ensemble de son œuvre dramatique. " Dis à ma
fille que je pars en voyage " a été à un triple titre, nominée
pour les Molières. Ces nominations couronnent ainsi le professionnalisme sans
faille de l’auteur de la pièce, sa maîtrise de la mise en scène,
nerveuse, délicate, c’est-à-dire adaptée au ton général de l’écriture
et à l’intensité des situations et, femme orchestre, l’aisance de son
jeu dans le rôle de Caroline. Les Molières ont ainsi récompensé la
performance d’actrice de Christine Mutillo, ex-sociétaire de la Comédie
française. Pour incarner Dominique, elle ose beaucoup, (…) c’est vraiment
du grand art. François Ménager
GALA
Coup de cœur. (…) Avec sa mise en scène efficace servie
par de brillantes actrices, cette pièce nous touche en plein cœur.
L’ARCHE
Le texte et le spectacle sont exceptionnels. Ce magnifique
travail d’auteur et de comédiennes a bouleversé et conquis le public. K.W.`
LE QUOTIDIEN DU MEDECIN
Un face à face magnifique. A.H.
MARIANNE
Très impressionnants décors de Chantal Thomas et
éclairages de Gaëlle de Malgaive. (…) Un engagement total. D.J.
LE PARISIEN
Christine Murillo, magnifique de présence, de pétulance,
de pittoresque et de naturel donne du poids à chacune de ses répliques. Elle
est drôle, touchante et, par instants bouleversante. André Lafargue.
LE FIGARO MAGAZINE
Denise Chalem mérite les félicitations du jury. La grâce
opère… Il y a beaucoup de cœur dans tout cela, beaucoup de talent,
beaucoup de travail, un beau travail. Philippe Tesson
A NOUS PARIS
Haute tension. " Dis à ma fille que je pars en
voyage " ****. Denise Chalem, redoutable narratrice. (…) Des
instants d’une vérité rare, d’une sincérité brute. Le public est
comblé, ce n’est que justice.
AU THEATRE.COM
Avec vérité et énormément d’humour : il y a des
moments de franche comédie ! Finalement, entre rires et larmes on ne
voit pas le temps passer. Les comédiennes, remarquables, nous embarquent dans
la peau de leur personnage et l’on en sort tout
" secoué ". (…) A voir de toute urgence…
"WONDERFUL" Denise Chalem has written a
poignant story neither melodramatic nor demagogical. Caroline is in
prison … she's frightened and it shows. Her cell-mate is larger than
life, terribly imposing and feels better behind bars than in front. Pariscope - M-C Nivière - 24-30/11/2004
"Plays such as this are rare … first there's
the comically tragic text on prison life ... and then the powerful
performance of both actresses …" L'Expressmag - M.V. - 13/12/2004
" … it works. Thanks to the strength of the
text, direct and powerful … a wonderful piece of theatre". Les Echos - Annie Coppermann - 16/11/2004
"Denise Chalem describes the world of female
prison with enormous sensitivity … a important play … she uses her
intelligence and heart to show us what is, essentially, human
conscience." Le Monde - Michel Cournot -
11/11/2004
"Denise Chalem writes with immense strength …
we remain overcome by her humanity, generosity and suffering … one of
the most intense plays of the season". France-Soir - 19/11/2004
"… devastating … a miraculous balance
between meagre dialogue and terrible silence punctuated with distant
sounds of locks being opened and muffled cries. Nothing sordid, no
voyeurism … no judgement on the two characters … , we become part of
them and all their suffering. One leaves the theatre breathless".
Bernard Thomas - Le Canard Enchaîné - 24/11/2004