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Moi
d'abord, j'ai un secret, c'est que je parle jamais de moi.
Ces dames anglaises qui s'expriment avec des mots châtiés n'ont
a priori rien que de très ordinaire. Tout va bien, semblent-elles
dire. La vie est belle. Rien à signaler.
Seulement
voilà, déjà elles parlent beaucoup. Et puis, entre deux
phrases, on perçoit quelques failles. Certes tout est
merveilleusement formidaaable ! Mais quand même cette dame qui
est train de nous parler de sa vie de bureau est assez seule.
D'ailleurs, personne ne la supporte. En plus, elle est
malade.
Mais
prenons un autre exemple. Voilà cette fois une dame des plus épanouies.
C'est seulement sa voisine d'en face qui a un problème. Pas très
important : elle vient d'assassiner son mari– L'auteur, Alan
Bennett a ce don typiquement anglais de jouer sur le décalage
entre le ton des mots et ce qui se dit réellement à travers eux.
Avec une habileté diabolique, il tisse ensemble humour et tragédie
dans un esprit des plus grinçants.
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EXTRAITS
DE PRESSE
Des
petites vies à mourir de rire
"
Il y a du voyeurisme dans tout cela, dont nous sommes complices ô
combien complaisants. Mais tellement d'intelligence, de talent et
d'humour que vous devez y courir sans scrupules."
LE
FIGARO MAGAZINE -09/05/09
"
Il y a dans ce travail passionnant et bouleversant une force d'autant
plus impressionnante que les trois comédiennes réunies par Laurent
Pelly sont celles mêmes qui avaient créé, en 1993, trois des
monologues d'Alan Bennett, trois des textes réunis sous le titre
français de MOULINS A PAROLES. [...]. Ces récits ont un mouvement, du
suspense. Les trois personnages sont pris dans le fascinant mouvement
d'un décor extraordinaire de Chantal Thomas".
LE
FIGAROSCOPE
"
Entre non-dits et réflexions naïves, les trois comédiennes de ces
monologues finement construits jouent la partition comme des
virtuoses."
LA
DÉPÊCHE Toulouse
"
Répétitive, révélatrice, de plus en plus intrigante et complexe, la
parole nous entraîne au cœur de ces vies, qui par effet miroir nous
renvoient la nôtre. [...]. Dans cet espace morcelé, fragmenté, donné
à voir en volume et en aplats, du dessus comme de face, les humains
s'agrippent aux rebords pour ne pas tomber. Des bestioles risibles dans
une boîte à chaussures".
FLASHEBDO
"
Ces portraits au premier abord facétieux se révèlent alors bien peu
inoffensifs. Ils dressent le constat d'une société engluée dans des
principes, où les apparences cachent une réalité cruellement
trompeuse. Derrière les haies bien taillées des pavillons de la classe
moyenne, l'hypocrisie de façade vole en éclat dans un feu d'artifice
dévastateur".
INTRAMUROS