Fermeture Définitive

 

de

Benjamin Bellecour

et Pierre-Antoine Durand

 

 Création au Théâtre La Bruyère

Mise en scène Stephan Meldegg

 

Avec Roland Marchisio, Christian Pereira et César Meric

 


 personnages : 3 hommes

 

 

Une conversation entre un homme sensé être mort et celui qui devait l'enterrer, un soir de 31 décembre.

Nous travaillions sur un film documentaire à propos des professions du funéraire. Pendant plusieurs mois, nous avons parcouru les entreprises de pompes funèbres, les crématoriums, les morgues, rencontrant ces hommes et ces femmes qui ont fait de la mort leur métier. Étonnamment, nous ne sortions jamais déprimés ou abattus de nos entretiens. Oui, ce que nous croisions était dur, poignant, mais aussi touchant, absurde, voire drôle. Tous ces moments nous ramenaient étrangement vers la vie. Comme si la vie s'excitait au contact de la mort, comme si face à elle, nous étions plus vivants.

Fermeture Définitive est née de ce sentiment. Didier Prevel se réveille d'entre les morts et n'a jamais senti la vie couler si fort dans ses veines. Et la parole se libère. André; lui, ancré dans ses convictions et ses choix, est bousculé, acculé par cette vie qui le prend en otage cette nuit de réveillon. Un moment suspendu entre deux mondes, entre deux années, entre deux hommes qui ne savent rien de ce qui va se passer... C'est cette charnière qui nous a interpellés, un moment où l'on apparaît nu dans ses envies, ses espoirs, ses rêves brisés et ceux qui naissent. Cette pièce nous la voulions profondément ancrée dans la vie, dans le rire, dans l'absurde, comme si la vie faisait de nous tout ce qu'elle veut et particulièrement à ce moment. Le temps tout d'un coup s'arrête pour quelques instants où il peut se passer n'importe quoi : tout est possible. Un instant du présent, un moment qui n'existe qu'en lui-même, un instant de théâtre.

Benjamin Bellecour et Pierre-Antoine Durand

L'Avant-Scène Théâtre - 2006

EXTRAIT DE PRESSE

(…) Fermeture Définitive, inspiré de recherches pour un documentaire sur les métiers des pompes funèbres, est sympathique. Les auteurs ont de l'humour, noir, bien sûr, mais également de la poésie. André, le croque-mort, voit un de ses clients sortir du cercueil. Didier Prevel, le ressuscité, va faire tourner André en bourrique. Il ne cesse de parler, d'inventer des caprices, bref souhaite même qu'on l'enterre pour de faux. Il veut changer de vie, oublier le passé. André également. mais tout n'est qu'un rêve.
Figaroscope – Marion Thébaud

(…) un spectacle insolite et original.
Pariscope – Marie-Céline Nivière

(…) Situation insolite, humour noir et pompes peu funèbres vous attendent dans cette comédie de bonne facture qui flirte parfois avec le café-théâtre. (…) Avec ce spectacle, une chose est sûre, vous ne risquez pas de tirer une gueule d'enterrement.
Paris-Match – Alain Spira

ENGLISH

"(…) Fermeture Définitive, inspired by research for a documentary on funeral homes, is pleasant. The authors are full of humour, black of course, but also of poetry. André, the mortician, sees one of his clients getting out of his coffin. Didier Prevel, the risen from death, is going to drive André up the wall. He doesn't stop talking, inventing whims, even wishes to be buried for fake. He wants to change his life, forget the past. André too. But everything is only a dream."
Figaroscope – Marion Thébaud

"(…) an unusual and original show."
Pariscope – Marie-Céline Nivière

"(…) Unusual situation, black humour and a home not so funeral are all waiting for you at this well constructed comedy that sometimes flirts with café-théâtre.(…) With this show, one thing is sure, you won't get out looking gloomy."
Paris-Match – Alain Spira